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Portrait

 

 

 
             
 

GRATON Jean

10/08/1923 - 21-01-2021

Poste : Sans

Autres fonctions : Dessinateur Bande déssinée

 
 
   
 

[1] Source Wikipédia

[2] Merci à son fils Philippe pour sa précieuse aide

 
             
           
 

Le père du célèbre pilote automobile de fiction, Michel Vaillant, est né le 10 août 1923 à Nantes.

À l'âge de 12-13 ans, il découvre les plaisirs du rugby au Stade de Malville. Assidu, il s'y investit pleinement jusqu'à ce que son père, passionné de sport automobile, le persuade d'arrêter. Suite au décès de sa mère alors qu'il avait 11 ans, son père assume seul son éducation. À l'âge de 14 ans, il l'emmène assister à ses premières 24 Heures du Mans.

La guerre éclate et son père est fait prisonnier par les Allemands, laissant Jean, à seulement 16 ans, livré à lui-même. Il trouve un emploi au chantier naval Dubigeon, où il obtient un CAP d'ajusteur. Cette expérience difficile forge sa détermination, comme en témoigne sa déclaration ultérieure :

 "Le fait de travailler en usine, sous les ordres d'un c…, dans une espèce de kibboutz, d'être obligé de faire tout ce qu'on déteste, de se faire engueuler, tout cela m'a donné un objectif : dans la vie, je ferai ce dont j'ai envie, quitte à prendre des risques."[1]

Doté d'un talent pour le dessin, il se rend chez sa tante en Belgique en 1947, où il met ses compétences artistiques au service de journaux locaux. Après avoir commencé par des dessins publicitaires, il est engagé en 1949 par le journal Les Sports. Il y illustre des Histoires de l’Oncle Paul pendant un an, ce qui lui permet d'apprendre le métier d'auteur de BD. Son ambition est de créer ses propres héros et d'écrire ses propres scénarios.

En 1956, il propose ses services au journal Tintin et livre une planche sur un match de rugby entre le S.N.U.C. et le Stade Bordelais. S'inspirant de ses souvenirs rugbystiques, il met en scène son camarade de rugby, BOUET, dans cette création. C'est le début de la légende de Michel Vaillant.[2]

En 2004, Jean Graton prend une retraite bien méritée et arrête de dessiner, confiant le travail graphique au Studio Graton. La même année, il est nommé Commandeur dans l’Ordre des Arts et Lettres par le Ministre de la Culture française.

 
     
   
             

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